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mercredi 22 octobre 2014

Le Mont-Blanc au coco

Le Mont-Blanc au coco c'est le gâteau de fête martiniquais.
Quand j'étais petite je dois admettre que je ne l'aimais pas trop. Moi, je préférais les gâteaux au chocolat. Il faut dire que je n'aimais pas trop le coco (sauf en tablettes).
Mais avec le temps, j'ai appris à apprécier le coco (bien que je n'aime toujours pas l'eau de coco malgré toutes les vertus qu'on lui prête aujourd'hui) et donc à apprécier ce gâteau.
Il est tout simple à faire, léger et peu coûteux.
Mais qu'est-il à vrai dire? 
C'est une génoise sans beurre (un pain doux) fourrée d'une crème pâtissière au coco et couverte de pulpe de coco.
Comme toutes les pâtisseries au coco il est meilleur avec de la noix fraîche mais si tu n'as pas de centrifugeuse ou tout simplement pas le temps (ni l'envie d'ailleurs) le lait de coco de bonne qualité et la pulpe toute prête feront très bien l'affaire. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait.
Ce gâteau tout léger et aérien, a aussi un avantage : tu peux le préparer la veille. Oui, il te suffira de faire la génoise et la crème à l'avance. Le lendemain il ne te restera qu'à le monter. Procéder ainsi permet en plus à ta crème pâtissière de bien développer ses arômes.
Note au passage que le Mont-Blanc au coco, bien que martiniquais, ne s'appelle pas Montagne Pelée, hein, vu qu'il n'y a pas de neige sur la Montagne Pelée. Mais il aurait peut-être pu s'appeler le gâteau nuage car il est tout blanc et léger comme les nuages dans notre ciel tropical.

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Alors, pour une bouchée de nuage tropical, il te faut...
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samedi 18 octobre 2014

Les massissis à la viande salée

...variante du chou à la viande salée
Ce plat ne fera sûrement pas monter en flèche la fréquentation de la Sweet Kwisine et c'est bien dommage.
Mais je comprends, il est particulier. Tout d'abord, il est fait à base de viande salée qui n'est pas un met facile. Il faut apprendre à l'apprécier et c'est plus facile quand on en mange depuis l'enfance. On se laisse moins rebuter par l'idée de manger des abats.
D'ailleurs, même en Martinique où on en met dans la plupart des soupes et des légumes secs beaucoup de gens n'en consomment pas.
Enfin, si en général elle est faite avec du chou, elle est préparée ici avec des massissis, ou ti concombres en Guadeloupe. C'est un légume assez rare qu'on consomme dans ma famille. Depuis qu'on le trouve dans certains hypermarchés, il a des chances d'être plus souvent dans les assiettes. Tu ne le trouveras pas à mon avis en dehors des Antilles, mais comme je te le disais,  cette recette se fait exactement de la même façon avec du chou blanc (appelé chou pommé ici). 
A bien y réfléchir, cette recette est un peu une version martiniquaise de la potée au chou. La viande salée est cuite en bouillon avec les massissis ou le chou puis servie avec du dachine (taro) ou encore des tinains (bananes vertes). Le plat est arrosé au moment de servir d'une sauce chien bien relevée. 
Tout y est, la saveur de la viande, les aromates, le dachine bien ferme et les légumes  verts. C'est un plat nourrissant mais qui est très équilibré contrairement aux apparences. Il est tout simplement délicieux.
C'est ma recette traditionnelle rustique préférée. Quand ma grand-mère en fait, il n'y en a jamais assez. Un peu difficile à croire pour un non initié mais absolument vrai.
Je te transmet donc cette recette complètement hors clous des classiques des blogs français et même antillais avec joie, parce que la gourmandise a toujours fait bon ménage avec la curiosité et la diversité.

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Alors, pour découvrir la cuisine rurale de la Martinique, il te faut..
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mercredi 15 octobre 2014

Les sacristains citron ou vanille

Quand j'avais 13 ans, au collège Ernest Renan de Fort-de-France, l'un de mes plaisirs partagé avec 90% des élèves était d'acheter un gâteau à la Hutte, la pâtisserie qui était juste en face. A l'époque, je n'avais pas beaucoup d'argent de poche, et surtout, pas franchement le droit de manger des gâteaux tous les jours ... je prenais déjà mon petit-déjeuner à la maison hein... Mais de temps en temps, je me payais un petit plaisir. Je prenais toujours la même chose : une pomme-cannelle, un pain roulé au fromage ou mon plaisir suprême, un sacristain.
Ah, les sacristains de la Hutte!!! De jolies baguettes torsadées et feuilletées, fourrées de crème vanillée et caramélisées à souhait.  Ils étaient moelleux et croustillants à la fois, un vrai pêché de gourmandise. Je n'en ai jamais mangé de meilleurs que ceux-là. Mais peut-être que la rareté accentuait le plaisir.
Tu comprends que le sacristain, qui en Martinique ne contient pas d'amandes ou de noix, est resté l'un de mes pêchés mignons.
Aujourd'hui, c'est  Mademoiselle M. qui est tombée sous le charme des sacristains de son collège. Et oui, visiblement, les années passent mais les hits des pâtisseries des écoles martiniquaises restent les mêmes. Ou alors, la gourmandise est héréditaire.
Quoiqu'il en soit, elle me les a fait redécouvrir et a réveillé les souvenirs de mes années à Renan. C'est assez bizarre d'ailleurs, comme j'ai pu garder une affection particulière pour ce vieux bâtiment de bois tout dévoré par le temps et les termites.
Je n'ai regretté ni mon école primaire et ni mon lycée mais il m'arrive parfois de rêver de ce collège, en pleine ville, face au Palais de Justice. Je revois ses couloirs en parquet qui craquaient si terriblement que  nous avions parfois peur qu'il s'effondre sous nos cavalcades. Je me souviens du grand escalier qui montait aux salles de dessin. Et je n'ai pas oublié les vendeuses de la Hutte qui nous vendaient leurs gâteaux à la récréation à travers les barreaux de l'entrée.
Je rappelle surtout du magnifique manguier couvert d'orchidées qui poussait dans la cour. Il a été abattu quand  le collège a été détruit au début des années 2000. Quel dommage! C'était peut-être une ruine, mais une ruine chargée de l'histoire de tous ces petits Martiniquais qui s'y sont succédés à commencer par ma grand-mère qui y a  fait ses classes du temps où il était encore le Pensionnat colonial.
Bref, la nostalgie et les supplications de Mademoiselle M. de lui en faire m'ont poussée à profiter d'un bol de crème au citron qu'il me restait de mon gâteau roulé au citron pour lui faire plaisir.
Oui, je sais je me suis autorisée une petite fantaisie avec mes souvenirs, ce n'est pas très orthodoxe. Mais Mademoiselle M. ne s'en est pas plainte, bien au contraire!
Et puis tu verras c'est une recette deux en un, je t'ai aussi mis la recette de la crème à la vanille.

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Alors, pour retourner dans les années collèges avec une pâtisserie, il te faut...
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mercredi 8 octobre 2014

Le biscuit roulé au citron

Voici un petit gâteau roulé, très simple à faire et qui change du traditionnel gâteau roulé à la confiture.
Il est fourré d'une crème onctueuse au citron. Servi frais, il est idéal pour un goûter gourmand accompagné d'un verre de jus de fruits ou d'une tasse de thé pour les amateurs. Tu pourras donc le faire dans la matinée pour l'après-midi ou encore le dessert du dîner.
Pour cette fois, j'ai utilisé la recette de génoise de Blomma d'une Plume dans la Cuisine, qui ressemble beaucoup à ma recette de génoise rapide et inratable.
La crème onctueuse est celle que j'avais faite pour ma tarte onctueuse au fruit de la passion. C'est une sorte de lemon curd émulsionné, très léger dans la bouche et très acidulé comme j'aime.

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Alors, pour ce gâteau tout au citron, il te faut...
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samedi 4 octobre 2014

Les biscuits sablés au tahini et aux amandes

Il y a quelques mois, Jenny, dans le cadre du Swap végé de Kurt, m'envoyait un pot de tahini aux dattes. Du tahini sucré! Une belle découverte mais qui me laissait perplexe. Qu'allais-je pouvoir en faire?
Pour moi le tahini, pâte de sésame, était juste un ingrédient du houmous ou encore du caviar d'aubergines. Je ne l'imaginais pas en version sucrée.
Après quelques lectures bloguesques, j'ai découvert que le tahini est consommé en moyen Orient comme une pâte à tartiner aussi bien dans des plats salés que sucrés un peu comme la pâte d'arachides.
Du coup, j'ai cherché une recette de biscuits au sésame, car j'adore les biscuits au beurre de cacahuètes.
J'en ai vu plusieurs mais c'est celle de David Lebovitz (gastronome américain à Paris) qui m'a séduite; pour ne pas dire que j'ai eu un coup de foudre au premier regard. Une recette qu'il tient lui même de Natalie Levine, blog d'Israël où le tahini est très apprécié.
Si tu ne connais pas le tahini, c'est la recette parfaite pour faire connaissance.
Grâce à  David qui nous a fait une traduction en anglais de la recette en hébreu de Natalie et moi qui traduis en français (pas encore en créole) la recette de David, tu pourras toi aussi faire et tomber sous le charme de ces sablés.
Déjà rien qu'à la vue!
Ils sont sans prétention mais ont juste le côté rustique qui annonce un goût authentique. Ils sont croustillants et sablés à la fois comme j'aime. Et à la cuisson!!! Ils dégagent un arôme de vanille, de beurre et de sésame qui a embaumé toute la maison. Il a fallu que je me retienne de ne pas les manger chauds à la sortie du four.
Tu as donc compris, que ces riches biscuits (et oui, riches et bons, la Sveltesse devra faire avec) sont entrés dans mon Top 3 des biscuits maison*.


Alors, pour une trentaine de biscuits dont tu ne pourras plus te passer, il te faut...
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